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Histoire du Havanais
Texte original : Suzanne McKay, Winnipeg, Manitoba, Canada. Adaptation française : Fabienne Ernst, Bruxelles, Belgique

Le Havanais fait partie de la famille des Bichons qui inclut le Bichon Frisé, le Bolognais, le Maltais, le Petit Chien Lion , le Coton de Tulear et également le Bolonka. Ce groupe de petits chiens à poils longs est très ancien ; il est originaire du bassin méditerranéen et date d’avant Jésus-Christ. La première représentation connue est une statue de type maltais, déterrée près du Caire en Egypte. Cette statue datée de 600 à 300 ans avant J-Ch. Le type maltais se retrouve également sur des vases Grecs datant de 500 ans avt J-Ch. D’anciens écrivains tels Aristote et Timon font de nombreuses références dans leurs écrits à de petits chiens blancs de Malte.

Pendant des siècles, ces charmants chiens de petites taille ont été élevés uniquement comme chiens de compagnie, destinés à l’amusement et au plaisir ; un rôle qu’ils remplissent très bien.

De nombreux portraits antiques du seizième et dixseptième secles représentent un chien de compagnie qui a une apparence similaire à l’une ou l’autre race de bichons actuelle.

Ce portrait de Frederico II Gonzaga - Duc de Mantua avec son petit bichon a son coté, est un oevre du grand peintre Titian d’environ 1523/1525. Cette peinture ce retrouve au Prado a Madrid .

Différentes variétés proviennent du "petit chien" sous sa forme originale dans l’antiquité. Au cours des siècles des variations intéressantes se développèrent. Elles se séparèrent en races distinctes autour des grandes cités portuaires, chacune avec une apparence et un tempérament légèrement différent. Il est difficile de déterminer précisément l’origine du "Havanais". Son histoire est davantage étayée par des conjectures et les vraisemblances historiques que par de véritables preuves. Les théories relatives à son évolution et son développement sont basées sur un ensemble de faits, de fictions et de légendes. Toutes les sources s’accordent néanmoins pour dire que le havanais a toujours été une petite race détenue exclusivement par des riches et puissants. Les havanais descendent des anciens chiens de compagnie, comme les versions antiques du maltais et du caniche. Ce ne sont ni des épagneuls, ni des terriers. L’Italie et l’Espagne semblent avoir joué un rôle déterminant dans l’arrivée du havanais dans le nouveau monde.

1- Une théorie avance que les Italiens d’Emilie émigrèrent en Argentine avec leurs petits chiens de type bichon. Ceux-ci furent croisés avec un petit caniche sud-américain pour créer une nouvelle race. Plus tard, ils arrivèrent à Cuba où ils devinrent connus comme les "havanais".

2- Dechambre, un écrivain estimé, était convaincu que le havanais descend directement du maltais. Il croyait aussi que les Espagnols avaient apporté la race dans les Indes occidentales où elle fut connue sous le nom de "petits chiens de soie de la havane".

3- D’autres théories soutiennent que la race arriva à Cuba à la faveur de l’expansion de l’empire Espagnol.

4- Les Cubains prétendent que le premier havanais arriva sur leur côtes, amené par des capitaines de navires marchands qui en élevaient sur leurs bateaux. Quand ces marchands des mers, engagés dans des tractations commerciales, arrivèrent dans les Caraïbes, ils se trouvèrent tributaires du support des riches Cubains. Offrir un petit chien rare en cadeau aux femmes influentes était un malin stratagème pour leur ouvrir des marchés commerciaux dans les influentes maisons hispaniques, qui auraient pu les renvoyer. Les capitaines des différents navires s’échangeaient les chiens de façon à retourner dans chaque port avec une variété de couleur de robe pour enchanter et plaire aux familles. Ces échanges et ce mélange de couleurs ont eu pour résultat d’obtenir un petit chien qui dispose d’une impressionnante diversité de couleurs. Aujourd’hui le havanais a toute les couleurs et presque toutes les variantes de marques qu’on peut retrouver chez les chiens.

5- Enfin, écrivaine du Cuba, Zolia Portuondo Guerra nous présente une histoire un peu différente. Elle suggere qui’il y a eu deux races Cubaines. La premiere est le "BLANQUITO", un petit chien tout blanc avec du grand poil tres soyeux. Au temps de l’expansion de l’empire Espagnol, celui ci serait developpé des petits bichons arrivés directement d’Espagne ansi que d’autres petits chiens importés des pirates et marchants de mer. Au debut du dixneuvieme siecle, des immigrants Francais serait arrivés sur l"ile avec leurs petites caniches. Elle supporte la théorie que le Havanais , la deuxieme race cubaine, est un résultat d’un mélange du blanquito et des petites caniches ( ou donc vient la couleur). Beaucoup de confusion résulte du fait qu’au Cuba ces petits chiens blancs étaient appelés faussement "Maltais" tandis qu’en Engleterre ils étaient connus comme "Les Cubains Blancs" et au reste de l"Europe "Havanais". Est ce que ceci est finallement vraiment l’histoire du Havanais....peuetre....mais encore, qui le sait pour certain ?

N’importe son origine, Le havanais est devenu populaire comme le chien gâté des riches habitants de l’île de Cuba et particulièrement de la capitale "La Havane". La propriété des havanais était exclusivement et jalousement réservée à la haute société. Les paysans n’étaient JAMAIS autorisés à en acquérir. Ces petits compagnons étaient comme de précieux joyaux. On voyait fréquemment des havanais dans les villas, manoirs et dans les domaines ruraux. Mais comme les dames bien comme il faut à qui ils appartenaient étaient rarement vues dans les rues ou les lieux publics, ils vivaient dans le luxe de leurs maisons tropicales. Le dimanche ou pour des occasions spéciales, ces femmes, très élégantes, parcouraient les rues dans leurs carrosses, leur précieux havanais à leurs côtés. Ces chiens à la longue fourrure douce sont aussi connus comme "Les petits chiens de soie de la Havane" et comme "Perritos de la falda" (chiens de jupons, car ils étaient assez petits pour se cacher sous la jupe des dames). A leurs heures de gloire a Cuba, les havanais étaient élevés mais jamais vendus. Les précieux chiots étaient occasionnellement donnés en cadeau à un ami ou à quelqu’un qui avaient rendu un service à la famille. A une époque plus récente, le havanais fit son chemin en Europe où il devint populaire. Comme cela arrive à d’autres races de chiens selon la mode, la popularité du havanais diminua. Pendant un temps, il fut utilisé dans les cirques en Europe. Le nombre de havanais diminua et la race fut pratiquement éteinte, même dans leur terre natale "Cuba". Les révolutions profitent rarement aux races de chiens.

La révolution Cubaine de 1959 a pratiquement détruit la race. Des milliers de gens ont fuit l’île. Comme beaucoup de réfugiés pensaient retourner après quelque mois, leurs petits chiens adorés ont pu être confiés à un ami, ou un serviteur de confiance. Comme les havanais étaient associés à la classe dirigeante, ceux qui restèrent sur l’île n’ont sans doute pas eu beaucoup de chances. On ne connaît que quelques familles qui ont pu quitter l’île avec leur havanais. Ces exilés dévoués ont travaillé seuls au Costa Rica et aux USA pour préserver la race. Pendant des années, il semblait douteux qu’il restent des havanais à Cuba.

Au début des années 70’ Bert et Dorothy Goodale du Colorado cherchent une petite race à élever, qui aurait les qualités qu’ils chérissent dans les grandes races (ils ont élevés des Irish Wolfounds et des Soft Coated Wheaten Terrier pendant des années), c’est à dire l’intelligence et un tempérament calme. Après quelques années de recherche, des références évasives aux havanais attirent leur attention, mais personne ne sait où ou comment les obtenir. Les Goodale tentent leur chance en plaçant une annonce qui se solde par l’acquisition de 6 havanais avec pedigree. Quelques mois plus tard, grâce à des annonces placées dans des journaux Espagnols, un Cubain âgé cède aux Goodale 5 havanais. En se basant sur un standard de 1953 et sa connaissance en élevage, Dorothy commence un programme d’élevage pour éviter l’extinction de cette adorable race. Nous qui connaissons et aimons les havanais, sommes reconnaissants aux Goodale pour leur efforts dévoués. Jusqu’en 1991 personne n’était sûr qu’il existait encore des havanais à Cuba. Ils ont fait un lent retour dans leur île natale. Le Bichon Habanero Club travaille avec un stock d’approximativement 15 chiens et supervise le programme d’élevage. En 1997 le premier havanais a été exporté de Cuba vers la Hollande. Le havanais, quoique encore fort rare, gagne en popularité en Amérique du nord et en Europe.

Texte Anglais : Suzanne McKay , Winnipeg, Manitoba, Canada Traduction : Fabienne Ernst, Bruxelles, Belgique

Europe / Belgique :

HavanaEn 1984 les premiers Bichons Havanais étaient importés aux Pays-Bas. Les premiers chiens en Belgique, importés en 1985, sont Jubilo Pillowtalks et Annettchen Von Waldeck und Pyrmont. La première nichée est née en Belgique en 1987 de la combinaison de Annettchen Von Waldeck und Pyrmont et Pillowtalk’s Hot Toddy.

Le Bichon Havanais est devenu relativement populaire et certains éleveurs se sont occupés de leur développment. Nous rencontrons encore des différences de taille et de structure de robe. La robe est un peu ondulée et peut avoir toutes les couleurs. La couleur noire qui n’était pas acceptée au début est admise depuis 1996 afin d’éviter qu’il n’y aurait pas assez de chiens pour l’élevage et pour éviter que les couleurs comme gris et brun havane disparaîtraient. Depuis 2006 la couleur marron ou chocolat est accepté. 




Sources :
http://www.mts.net/~mckay55/FF-histoire.html
Propre ’research’
Toepoels hondenencyclopedie. Becht, Haarlem, 2007, pp. 171-172.
Zoila Portuondo Guerra, Bichon Havanese. Interpet publishing, 2003.